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Hoka Speedgoat 7 : la nouvelle mousse supercritique

Hoka Speedgoat 7 : mousse EVA supercritique, crampons Vibram redessinés, fin de l'aileron au talon. Notre analyse de l'évolution de la référence.

6 min de lecture Notre méthode

Hoka Speedgoat 7 : la nouvelle mousse supercritique
Sommaire · 7 parties
  1. Le bloc semelle : la mousse EVA supercritique
  2. L’accroche : les crampons Vibram redessinés
  3. La tige et le talon : ce qui change
  4. Le chaussant et la taille
  5. La fiche technique en un coup d’œil
  6. Cette Hoka Speedgoat 7, pour qui est-elle vraiment taillée ?
  7. Questions fréquentes

La Speedgoat est le mètre étalon du trail polyvalent : le best-seller de Hoka, la chaussure la plus croisée sur les sentiers de l’UTMB. Après une sixième version qui avait misé sur la rigidité et déçu une partie des fidèles, cette Speedgoat 7 revient vers l’ADN maison — amorti généreux, souplesse retrouvée — et étrenne pour la première fois une mousse supercritique.

Le bloc semelle : la mousse EVA supercritique

Le grand changement est sous le pied. La Speedgoat 7 abandonne l’EVA classique pour une EVA supercritique, une mousse infusée à l’azote : structure plus légère, plus résiliente, et surtout plus vivante. On flirte avec les 40 mm de pile au talon pour 35 mm à l’avant-pied, soit un drop de 5 mm et un gain d’environ 5 mm d’épaisseur par rapport à la Hoka Speedgoat 6.

Concrètement, dès les premières foulées vous retrouvez le moelleux qui manquait à la version 6 : la chaussure gomme les irrégularités du terrain avec une aisance déconcertante. En montée, la semelle plie et laisse le pied dérouler naturellement, là où la 6 imposait une contrainte. Sur le plat et en descente, le rebond de la mousse supercritique apporte une relance inédite sur la lignée — un comportement qui rapproche la Speedgoat d’un modèle dynamique comme la Nike Ultrafly, sans sa plaque carbone ni sa rigidité.

Malgré une pile plus haute et une base plus étroite, la chaussure reste saine sur les appuis. Vous n’êtes plus « dans un rail » : le pied gagne en liberté et s’adapte mieux aux dévers.

L’accroche : les crampons Vibram redessinés

La semelle d’usure reste signée Vibram, avec des crampons de 5 mm retravaillés : plus fins et plus étroits, ils réduisent la surface de contact de chaque plot pour s’enfoncer plus profondément dans les sols meubles. Sur terrain gras et boueux, vous trouvez du grip là où d’autres semelles glissent, et la Speedgoat 7 gagne nettement en polyvalence dès que le sol devient mixte.

La contrepartie est mesurée : sur les dalles rocheuses, ces crampons plus fins offrent un peu moins de surface d’appui que les plots larges d’avant. Pour un usage exclusivement minéral et sec, la gomme Megagrip d’une Hoka Speedgoat 6 accrochait à plat de façon légèrement plus franche.

La tige et le talon : ce qui change

Deux évolutions notables sur l’empeigne :

  • Un renfort latéral relie désormais la base des lacets aux flancs de la chaussure. Il verrouille le médio-pied et stabilise le pied dans les passages en dévers et sur les sentiers rocailleux.
  • Fin de l’aileron au talon. Hoka abandonne enfin l’excroissance arrière qui récoltait cailloux et débris en descente, au profit d’un contrefort classique, un peu plus rembourré et plus confortable.

Le tissu de la tige est très dense, pensé pour résister à l’abrasion sur la durée. C’est aussi le principal point de vigilance : un mesh aussi rigide peut, à la longue, se marquer voire craqueler aux points de flexion.

Le chaussant et la taille

À l’enfilage, la Speedgoat 7 chausse un peu plus petit et surtout plus étroit : la plateforme perd environ 0,5 cm au talon comme à l’avant-pied, d’où une impression de précision accrue. Malgré cette largeur réduite, le confort immédiat est là : la languette, fine, protège bien le coup de pied des pressions du laçage, sans les points de compression sur les métatarses que l’on ressent sur certaines chaussures très typées compétition.

La pointure habituelle convient à la plupart des pieds. Les pieds larges trouveront leur compte dans la version Wide, ou en montant d’une demi-pointure.

La fiche technique en un coup d’œil

CaractéristiqueHoka Speedgoat 7
Hauteur de pile (talon / avant-pied)≈ 40 / 35 mm
Drop5 mm
MousseEVA supercritique (infusée à l’azote)
Semelle d’usureVibram, crampons ≈ 5 mm redessinés (plus fins)
Poids (pointure 42-43)≈ 275 g
ChaussantPrécis / étroit (version Wide disponible)
TalonContrefort classique rembourré (fin de l’aileron)
UsageDu marathon à l’ultra, terrain mixte à technique
Prix indicatif≈ 165 €

Cette Hoka Speedgoat 7, pour qui est-elle vraiment taillée ?

Elle s’adresse au coureur qui veut une seule paire pour tout faire, du marathon trail à l’ultra, sur des terrains variés — chemins forestiers, sentiers de montagne techniques, portions boueuses — pendant des heures. C’est aussi le choix évident pour un premier ultra : le ratio poids/amorti protège les articulations sur la longue durée sans endormir la foulée. Et si la version 6 vous avait déçu par sa rigidité, la 7 corrige exactement ce défaut.

Trois profils regarderont ailleurs :

  • Le coureur de pur minéral sec et rapide. Les crampons fins mordent moins à plat sur la dalle ; un profil plus technique comme la Hoka Mafate ou une chaussure plus proche du sol répond mieux.
  • Le coureur au pied large qui ne veut pas de la version Wide. Le chaussant standard est étroit et taille petit.
  • Le coureur dur avec son matériel. Le mesh très rigide interroge sur la longévité aux points de flexion ; pour un usage intensif toute l’année, la robustesse d’une Salomon Speedcross 6 rassure davantage.

Questions fréquentes

Quelles différences entre la Hoka Speedgoat 7 et la Speedgoat 6 ?

La 7 revient au confort : mousse EVA supercritique plus souple et plus dynamique là où la 6 était jugée trop rigide, fin de l’aileron au talon qui ramassait les débris, crampons de 5 mm redessinés plus efficaces dans la boue, et un nouveau renfort latéral pour la stabilité.

À quoi sert la mousse supercritique de la Speedgoat 7 ?

Infusée à l’azote, elle est plus légère et plus résiliente que l’EVA classique : amorti plus moelleux et meilleure restitution d’énergie. Vous gardez une foulée efficace plus longtemps sur les sorties longues, sans perdre en protection.

La Speedgoat 7 convient-elle aux terrains techniques et gras ?

Oui, c’est sa force. Les crampons Vibram de 5 mm plus fins s’enfoncent mieux dans le sol meuble, et le renfort latéral tient le pied dans les dévers. Elle perd un peu sur la dalle sèche, gagne partout ailleurs.

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